L'Atelier du Reveur
2avr/100

Un AGV – Space Alert

Un AGV (Avis à Grande Vitesse) sur

SPACE ALERT

un jeu de Vlaada Chvatil

(un auteur très en vogue - « comment, très chèère, vous n'avez pas encore pratiqué le dernier Chvatil? Mais comment se faiiiit-ce??? Il est d'un primesautieeeer! »)

D'abord, la chère, au moment où ces lignes sont tracées-posées-rédigées, elle se trompe en se mettant le jeu dans l'oeil – ce qui doit faire mal, parce que, tout simplement, le dernier Chvatil, là-tout de suite-maintenant dans mon temps d'écriture à moi, c'est Dungeon Lords.

Il n'empêche : Space Alert excelle dans un double genre in the air, la coopération et la science fiction sidérale. Les deux modes conjuguées en un excellent jeu à la fédération de principes innovante, telle est la recette du succès (non, pas damné). En ce moment, ils éclosent par myriades, nos charmants bambins coopératifs et nos autres et non moins charmants bambins sidéraux. Comment, il y aurait des modes dans le jeu de société ? Nooooon.

Space Alert, c'est ainsi, à l'instar de Battlestar Galactica, un jeu de coopération prenant pour thème et contexte un vaisseau spatial à bord duquel joueurs et péripéties se confrontent. A chaque voyage son lot plus ou moins lourd d'événements gênants à dangereux, à chaque joueur son lot de trépidations et d'agaceries. L'innovation ? La nécessaire coopération des joueurs entre eux – on pourrait même parler d'inter-dépendance – en temps limité. C'est qu'en effet, dans Space Alert, une piste audio (qui nécessite donc la présence en vos lieux d'adoration ludique d'un lecteur cd quelconque) égrène le chapelet des périls d'une voix irrésistiblement monocorde et métallomorphe, imposant aux joueurs la survenue d'événements auxquels il faudra – ça va de soi – réagir avec le plus de promptitude efficace possible. Tout est prévisible et théoriquement gérable : la difficulté naît des délais et de la manière dont les joueurs vont communiquer et coordonner leurs actions.

Ha, petit détail important : les joueurs n'ont pas toujours les mêmes possibilités d'action – c'est une main de cartes tirées aléatoirement qui devra en partie déterminer qui fait quoi, où, à quel moment.

En fait, je me corrige: ce n'est pas un détail. Par contre, c'est important.

Récapitulons : un environnement hostile, une chronologie limitée et dictatoriale, un rythme frénétique à entretenir, de la nervosité palpable en longs rouleaux graisseux, des tohu-bohus en guise de délibérations et des rehauts d'intuition pour rattraper le raisonnement qui fuit, quelques prières païennes dans tout cela, l'idée de l'espace infini qui rôde autour, la voix monocorde et froide toujours, les périls qui s'accentuent, et puis....ha! Qui a oublié de recharger le réacteur, je n'ai plus de batterie pour le laser et le météore nous fonce dessus ! haaaaa ! * fin de transmission *

Note post ludique d'appréciation générale et particulière traduisant le sentiment personnel d'un employé sidéral plongé dans les affres du repérage interstellaire – sur 56:

50

Décidément, encore un jeu remarquable de Monsieur Chvatil (qui sait flatter notre masochisme atavique)


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